ÉMERVEILLEMENTS

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Émerveillements… avec Pierre Wittmann

Formes et mondes subtils

832 Spirales de lumière

832 Spirales de lumière

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Comment vivre davantage dans les formes subtiles, dans cette sorte de rêve éveillé ? Les formes grossières perdent leur solidité, la vision de leur nature illusoire dissipe leur crédibilité. Des entités invisibles deviennent perceptibles et rendent l’air un peu plus dense. Les battements d’ailes des anges soulèvent de petits tourbillons de poussière dorée, des couleurs et des formes cachées apparaissent au premier plan, des harmoniques subtiles résonnent en fanfare. Mais ces perceptions magiques sont encore fugitives, elles retournent vite dans le néant où on les avait emprisonnées depuis trop longtemps. Le regard conceptuel reprend le dessus, et les clins d’œil du monde subtil nous échappent de nouveau. Le niveau de perception remonte dans la tête, le cœur se referme, les tripes cessent de vibrer. 

Les sons harmoniques sont un bon moyen d’ouvrir les portes des mondes subtils. Le niveau de conscience s’élève, le mental se tait et un espace s’ouvre. Une sensibilité plus fine est à l’écoute, et un autre monde apparaît, une autre fréquence, une autre dimension, plus intérieure ; comme si l’espace intérieur s’étend, s’ouvre, et accueille les formes subtiles qui se détachent soudainement de l’environnement extérieur, comme de frêles papillons abandonnent leur cocon. Un filtre se met en place, le grossier disparaît de la perception et seule l’écume subsiste… Cette beauté, cette joie, sont légères, comme une fioriture du silence, comme un halo translucide, comme des nuées de minus­cules paillettes multicolores. 

Il ne faut pas bouger, retenir son souffle, faire taire son mental, s’évaporer soi aussi, devenir subtil, pour faire partie de ce monde de nuances, de douceur, de paix. Descendre du train du temps, le laisser continuer sa route sans nous, faire une escale hors du tumulte du faire, être dans l’éternité, le still point, sans préoccupations, buts, responsabilités, engagements ; l’éternel présent, le lent tour­billon enchanteur des songes, la berceuse qui prolonge le demi-sommeil, la lourdeur du corps qui se détache de la légèreté de l’âme. Les bulles de lumière qui s’élèvent nonchalamment, contournent avec respect les effluves de rose ou de lilas, et les chants inaudibles du contentement et de la ten­dresse. Ces perceptions dansent devant le mur du sensible, où parfois elles se dissolvent un instant pour réapparaître avec une nouvelle intensité, et semblent prêtes à se matérialiser avant de s’estom­per à nouveau. Puis soudain, toutes ensemble, elles disparaissent comme happées par un trou noir, et le monde du sans-forme engloutit le temps et l’espace de sa profonde noirceur, semblable à une lueur éclatante et aveuglante.

 

27 décembre 1998, Chiang Mai

Subtle Forms and Worlds

How can we live more fully in subtle forms, in this kind of waking dream? Gross forms lose their solidity; the vision of their illusory nature dissipates their credibility. Invisible entities become perceptible and make the air feel a little denser. The beating of angels' wings stirs up small swirls of golden dust; hidden colours and forms appear in the foreground; subtle harmonics resonate in a fanfare. But these magical perceptions are still fleeting; they quickly return to the void where they had been imprisoned for too long. The conceptual gaze takes over again, and the winks of the subtle world escape us once more. The level of perception rises in the head, the heart closes, the gut ceases to vibrate.

Harmonic sounds are a good way to open the doors to the subtle worlds. The level of consciousness rises, the mind falls silent, and a space opens. A more refined sensitivity is attuned, and another world appears, another frequency, another dimension, more inward; as if inner space expands, opens, and welcomes the subtle forms that suddenly detach themselves from the external environment, like fragile butterflies abandoning their cocoons. A filter takes hold, the coarse disappears from perception, and only the froth remains… This beauty, this joy, is light, like a flourish of silence, like a translucent halo, like clouds of tiny multicoloured sequins. One must remain still, hold one's breath, silence one's mind, evaporate oneself too, become subtle, to be part of this world of nuances, of gentleness, of peace. Step off the train of time, let it continue its journey without us, make a stopover from the tumult of doing, be in eternity, the still point, without worries, goals, responsibilities, commitments; The eternal present, the slow, enchanting whirl of dreams, the lullaby that prolongs half-sleep, the heaviness of the body detaching itself from the lightness of the soul. Bubbles of light that rise nonchalantly, respectfully skirting the scents of rose or lilac, and the inaudible songs of contentment and tenderness. These perceptions dance before the wall of the senses, where sometimes they dissolve for a moment only to reappear with renewed intensity, seeming ready to materialize before fading away again. Then suddenly, all together, they disappear as if swallowed by a black hole, and the formless world engulfs time and space in its profound darkness, like a dazzling, blinding glow.

 

December 27, 1998, Chiang Mai

Regarder la vie

Regarder la vie est le nom que je donne à une série de textes tirés de mes écrits autobiographiques : extraits de mon Journal ou Réflexions sur l’art et la spiritualité. 

Ces regards, qui sont l’essence de mon Journal, sont également l’essence de ma vie, et peut-être aussi l’œuvre de ma vie. Je pense souvent que je devrais cesser de me disperser dans tant d'activités futiles pour consacrer la fin de ma vie à peaufiner cette œuvre essentielle. Afin que mes regards les plus éclairés sur la vie inspirent ceux qui les croiseront à poser de nouveaux regards sur la vie.

Car l'essence de la vie, n'est-ce pas l’art de savoir, en toute circonstance, la regarder avec tendresse, sagesse et bienveillance ?


Peinture et écriture

La peinture et l’écriture sont mes deux manières d’exprimer, et de partager, les regards que je pose sur ma vie, et sur la vie.

Sur ce site, comme le suggère Roland Barthes dans l’Empire des signes, les textes ne commentent pas les peintures, et les peintures n’illustrent pas les textes : leurs rencontres fortuites révèlent la nature imprévisible de la vie. 

Regarder la vie – m’émerveiller chaque jour devant son indicible beauté et découvrir la vraie nature des choses, une réalité qui dépasse la fiction et l’imagination – est une inépuisable source d’inspiration qui m’invite à Aimer la vie, en toutes circonstances.


Afin de mieux comprendre le projet Regarder la vie, je vous conseille de lire les articles suivants :

Regarder la vie : L’essence et l’œuvre de ma vie
Aimer la vie : La voie de la lumière
Penser autrement : Quelle vérité croire ?

 

Pour donner une vue d’ensemble de mes regards sur la vie, je les ai postés sur une nouvelle série de sites web où ils sont groupés par thèmes : un classement ludique et impromptu qui pointe sur les sujets que me tiennent à cœur…

Aimer la vie
Aimer la vie – 2
Art et création
Art et création - 2 
Co-créer le changement
Conseils du cœur
Créer un monde spirituel
Émerveillements
Éveiller l’humanité
Expériences collectives
Expériences personnelles
Expériences spirituelles
Graines de sagesse
Imaginer un nouveau monde
Imaginer un nouveau monde - 2
Nouvelle réalité
Nouvelle réalité - 2 
Penser autrement
Questions existentielles
Regarder la vie
Souvenirs de voyages
Un monde sans argent
Voyages-intérieurs

 

Pour satisfaire mon profond besoin de partager mes réflexions, mes expériences et mes regards sur la vie, je vous propose d'explorer aussi ma newsletter, mon blog, mes livres et ma chaîne YouTube. 

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Les illustrations de ce site sont des peintures de Pierre Wittmann.

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